9 août 2020

Été 2020 –

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Category: Immobilier


Le marché immobilier parisien s'est rapidement redressé après un premier semestre incertain en raison du coronavirus.

Chiffres de vente

Les premiers mois de 2020 ont marqué une année exceptionnelle pour l'immobilier parisien, surtout après la dynamique de 2019 avec un record de 1,07 million de ventes. Fin avril cependant, avec le coronavirus, le nombre de transactions sur une période de douze mois s'élevait à 973000, 8,6% de moins qu'à fin décembre 2019, selon la Fnaim.

Cependant, à partir du 11 mai, les agents immobiliers et les plateformes de référencement ont connu une forte augmentation de l'activité. Après une baisse de 40%, SeLoger, leader du secteur, a enregistré une augmentation de 60% de son activité en juin, revenant au même nombre d'annonces publiées avant la crise, «avec, cependant, une plus grande demande de maisons et un accent particulier sur les espaces extérieurs». a observé Bertrand Gstalder, le PDG de SeLoger. «Selon notre dernière étude de mai dernier, la confiance des acheteurs est au rendez-vous: 75% sont optimistes quant à la réalisation de leur projet immobilier dans les six mois. C'est un élément nécessaire, sinon obligatoire, pour une reprise durable », commente Gstalder.

Dans leur étude publiée au début du mois, Century 21 atteste également de ce phénomène. Même si le chiffre d'affaires avait baissé de 30% en raison de la crise, la courbe s'inverse, avec une augmentation de 10% des contrats de vente en juin 2020 par rapport à la même période en 2019.

Nouveau record de prix à Paris

Le prix du mètre carré à Paris n'a guère été affecté par la crise, augmentant encore de 7,4% à 10 670 euros en moyenne, battant à nouveau son propre record. Mais le marché de la région parisienne change, moins porté par les investisseurs, repoussés par les déboires des locations saisonnières et touristiques, et plus par les ménages à la recherche d'une résidence principale confortable. «Il y a eu une augmentation des achats pour les résidences principales (de 57,7% pré-lock-out à 63,5% post-lock-out), avec en revanche une baisse des investissements locatifs (de 31,3% à 29,2%)», explique Laurent Vimont, président de Century 21. «Lorsque nous achetons pour vivre, nous achetons généralement plus gros», conclut-il.

Contrairement à ce qui avait été prédit lors de la quarantaine, il n'y a pas eu d'exode de Parisiens partant pour la campagne ou la côte. Au contraire même, les gens achètent plus gros et n'hésitent pas à emprunter davantage pour en faire une possibilité.

Augmentation de la superficie

La taille moyenne des biens immobiliers achetés à Paris augmente ainsi, et avec cela, le prix moyen d'une transaction. Selon Century 21, la superficie moyenne est passée de 50,8 m² avant la quarantaine à 56,2 m² après la quarantaine. Entre juin 2019 et juin 2020, la surface moyenne a augmenté de 10 m², le tout alors que les prix continuaient de grimper (7% en un an).

Le coût de ces mètres carrés supplémentaires a eu un impact sur les prêts hypothécaires, les Parisiens empruntant davantage sur des périodes plus longues depuis la fin de la quarantaine. Le prix moyen d'une transaction immobilière a ainsi augmenté de + 17,2% entre le premier semestre 2019 et le premier semestre 2020 pour atteindre, selon l'étude Century 21, 547022 €.

Baisse des taux d'intérêt

Bonne nouvelle pour ces acheteurs immobiliers: les taux hypothécaires ont baissé à temps pour l'été. Après une légère hausse entre janvier (1,12% en moyenne toutes durées) et mai (1,25%), les taux ont, contre toute attente, reculé au cours des deux derniers mois.

«C'est atypique car, historiquement, pendant la période estivale, les banques ont tendance à stabiliser leurs taux pour calmer les choses avant la reprise de septembre», note Empruntis. Pour le mois de juillet, les banques affichent une baisse de 0,10% à 0,15% en moyenne, voire 0,30% dans certains cas, par rapport à juin. «Les emprunteurs, dans la majorité des cas, peuvent prévoir un taux hypothécaire à 1,20% sur 15 ans et 1,30% sur 20 ans», détaille Empruntis. Les meilleurs profils peuvent même négocier des taux à 0,75% sur 15 ans et 0,90% sur 20 ans.

La quarantaine ayant interrompu de nombreuses transactions immobilières et, par conséquent, de nombreuses demandes de prêt, les institutions financières sont plus enclines à accorder des tarifs attractifs pour remettre la machine en marche. Le seul problème persistant est le resserrement des conditions d’emprunt suggérées par le HCSF en décembre dernier, qui a empêché certains acheteurs, qui n’ont pas les meilleurs profils, de réaliser leurs objectifs immobiliers.

Sources: Depuis la fin du confinement, les Parisiens achètent des logements plus grands; Crédits: les taux repartent à la baisse; L’immobilier se rétablit vite depuis le déconfinement; Crise ou pas les prix montent encore

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